Prendre l’avion lorsque l’on est en situation de handicap

Pour les personnes à mobilité réduite, prendre l’avion est souvent une grande expédition. Source de stress, d’angoisse, de doutes et de nombreux  questionnements découvrez tous nos conseils pour faciliter votre voyage au maximum !

Fauteuil roulant et avion, comment s’organiser ?

Avant toute chose, rien ne sert de paniquer tout est une question de bon sens. Tout le monde cède au stress lorsqu’il s’agit de se rendre à l’aéroport, que l’on soit une personne valide ou non. Sachez que tous les aéroports sont tenus de fournir un service adapté aux personnes à mobilité réduite, et ces services ne dépendent jamais des compagnies aériennes mais des aéroports eux-mêmes ou bien de sociétés privées (surtout en France).

Notez que toutes les personnes à mobilité réduite étant autonomes peuvent prendre l’avion seules, c’est même pour cela que l’assistance existe. Cependant si une personne à mobilité réduite n’est pas autonome elle doit être accompagnée systématiquement. Par « autonome », les compagnies aériennes et les aéroports entendent une personne qui ne souffre que d’un handicap moteur et non mental et qu’elle est capable de s’exprimer, d’attacher sa ceinture ou de tendre ses billets par exemple.

Réserver l’assistance PMR

Lors de l’enregistrement en ligne, les compagnies aériennes proposeront un encart « assistance particulière », que toutes les personnes pourront demander, qu’elles soient à mobilité réduite ou non. En effet l’assistance est également disponible pour les malvoyants, les malentendants, les personnes ayant du mal à marcher sur de longues distances, les personnes atteintes de handicap psychique ou mental…

Pour les handicapés moteur, il existe trois codes aéroportuaires qui déterminent le type d’assistance nécessaire :

WCHR :

la personne peut marcher, monter les marches, et embarquer seule pour atteindre son siège. L’assistance l’accompagnera à l’aide d’un fauteuil selon sa demande jusqu’à la porte d’embarquement, puis la personne devra embarquer seule. Cette assistance est idéale pour les personnes ne pouvant pas marcher sur de longues distances.

WCHS :

Personne ne pouvant pas monter les marches, mais qui peut marcher à l’intérieur de l’avion pour rejoindre son siège. L’assistance l’accompagnera à l’aide d’un fauteuil roulant jusqu’à la porte de l’avion mais laissera la personne rejoindre son siège seule, les PNC prendront le relais.

WCHC :

Personne ne pouvant absolument pas marcher et qui ne se déplace qu’en fauteuil. L’assistance l’accompagnera jusqu’à son siège à l’aide d’un fauteuil de transfert, et l’aidera à se transférer. Si vous disposez d’un siège pivotant pour le transfert, vous pourrez demander à vous transférer seul, les agents d’assistance veilleront seulement à ce que la manipulation se passe bien.

Une fois le type d’assistance choisi, il faudra renseigner à la compagnie aérienne le type de fauteuil roulant avec lequel la personne voyage :

  • Manuel,
  • Electrique ( batterie lithium/sèche/gel) notez que les batteries liquides sont interdites auprès de la plupart des compagnies aériennes,
  • Fauteuil de prêt de l’aéroport.

Selon les compagnies certaines demanderont la taille, le poids, les dimensions…

Une fois à l’aéroport

Le jour du départ, présentez-vous à l’enregistrement avec deux heures d’avance, l’agent au comptoir confirmera le code aéroportuaire et vous demandera si vous avez besoin de l’assistance pour aller en porte d’embarquement. Si vous n’avez rien contre le fait d’attendre nous vous recommandons de prendre l’assistance même si vous avez l’habitude d’être autonome, car cela vous évitera des déconvenues au PIF (contrôle de sécurité et de sûreté).

Notez que pour les personnes qui ne peuvent absolument pas marcher et qui restent dans leur fauteuil, une fois arrivé au contrôle de sûreté et de sécurité, les agents de sûreté peuvent vous demander de vous lever pour vérifier votre fauteuil. Si vous n’êtes pas en mesure de vous lever, refuser catégoriquement et une palpation sera donc effectuée.

Pour atteindre la porte de l’avion vous passerez soit en passerelle, soit par le billet d’une plateforme élévatrice si l’embarquement se fait sur le tarmac. Les personnes à mobilité réduite embarquent à bord de l’avion soit avant le début de l’embarquement, soit à la fin.

Nos conseils pour les personnes en situation de handicap

  • Eviter les correspondances,
  • Sachez que l’assistance et la mise en soute de votre fauteuil est systématiquement gratuite,
  • Pour les fauteuils électriques, contactez la compagnie aérienne car chaque compagnie possède ses propres réglementations,
  • Gardez votre fauteuil jusqu’à la porte d’embarquement pour éviter les mauvaises surprises et exigez de l’avoir directement à la sortie de l’appareil,
  • Enlevez tous les éléments amovibles de votre fauteuil et gardez-les avec vous,
  • Prenez des photos de l’état de votre fauteuil avant sa mise en soute,
  • Protégez au maximum votre fauteuil,
  • A l’arrivée vérifiez minutieusement son état.

Vous avez désormais toutes les cartes en mains pour passer un bon voyage !

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